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Il est des êtres
dont les ténèbres fascinent autant qu'elles ensorcellent…
Prince de la nuit, aristocrate aux charmes sépulcraux,
Exerce sur l'âme
une étrange alchimie, entre mystère, vertige et volupté.
Sous sa pâleur
lunaire et son regard d'obsidienne sommeille une éternité maudite,
Où la solitude se
mêle aux ardeurs d'une passion interdite.
Fascinant, ténébreux, immortel…
Il
est de ces légendes qui éveillent en nous les frissons les plus secrets.
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Cantique d’un Amour aux confins
des ténèbres
𝓛’𝓔́𝓽𝓮𝓻𝓷𝓲𝓽𝓮́ 𝓼𝓸𝓾𝓼 𝓽𝓮𝓼 𝓵𝓮̀𝓿𝓻𝓮𝓼
Une romance gothique dédiée au Prince de la Nuit
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Sous les cieux transylvaniens où la lune se voile,
Un château noir sommeille au regard des étoiles ;
Dans l’écrin des brumes, aux parfums de trépas,
Veille un prince immortel que nul jour n’atteint pas.
Dracula, sombre astre aux prunelles d’ébène,
Tu portes en ton cœur une indicible peine ;
Ton front ceint de mystère et de pâle splendeur
Cache un brasier dormant sous la glace du cœur.
Ton manteau de velours boit les lueurs nocturnes,
Et ton ombre s’étire aux frontières taciturnes ;
Tes pas, tels des soupirs sur les dalles d’antan,
Éveillent les échos des amours d’autrefois.
Ô prince sépulcral aux fragrances de rose,
Dont le regard profond ensorcelle toute chose,
Il est dans ton silence un vertige troublant,
Un désir clandestin, un serment palpitant.
Quand paraît la Beauté sous les voiles du soir,
Ton âme se ranime au feu de son regard ;
Sa gorge opaline, où frissonne la lumière,
Devient l’astre secret de ta nuit coutumière.
Tu t’approches, altière et funèbre présence,
Dans un souffle où se mêlent l’effroi et l’espérance ;
Tes lèvres de givre effleurent le velours
De sa peau frémissante, abandonnée à l’amour.
Et dans l’alcôve obscure où les chandelles tremblent,
Vos deux souffles brûlants en un seul rêve s’assemblent ;
La soie glisse en silence, un parfum se répand,
Et le temps, suspendu, s’agenouille en tremblant.
Dracula, mon amour, souverain des nuits noires,
Prince aux baisers maudits, aux éternelles histoires,
Que cherches-tu, sinon dans l’ombre de mes bras,
L’amour qui rend la vie à ce qui ne meurt pas ?
Tu connais les secrets des tombeaux et des roses,
Les serments oubliés, les passions que l’on n’ose ;
Mais nul philtre, ici-bas, nul sortilège ancien
Ne saurait apaiser ce désir qui est tien.
Car sous l’obsidienne où ton âme se retire,
Dort un cœur immortel que la tendresse attire ;
Et derrière le monstre aux charmes souverains
Se cache un être en deuil du contact des humains.
Si l’aube vient un jour réclamer tes ténèbres,
Si son glaive vermeil déchire tes palais funèbres,
Laisse moi recueillir, au creux de mes deux mains,
La dernière lueur de tes songes lointains.
Je serai ta rose noire au jardin de l’absence,
Ton éternel printemps, ta dernière espérance ;
Et lorsque les siècles auront fui sans retour,
Mon âme encor dira le nom de notre amour.
Ô Dracula, seigneur de l’éternelle nuit,
Que ton nom dans mon âme à jamais soit inscrit ;
Car même au fond des ombres, au-delà du trépas,
Il est des cœurs damnés que l’amour n’éteint pas.
Copyright ©️Veronique B -Tous droits réservés
Et lorsque les
derniers vers se seront tus,
Dracula demeurera,
prince des âmes perdues.
Son ombre glissera
sur les pages endormies,
Comme un baiser
d’éternité que nul soleil n’oublie.
Car
certaines fascinations échappent à la raison,
Elles s’inscrivent
dans l’âme comme une obscure passion.
Et dans le velours
noir des songes interdits,
Le Prince de la
Nuit continue de hanter nos nuits.


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