Avant que la nuit
ne déploie ses dentelles,
avant que la lune n’allume ses chandelles,
il est un instant suspendu hors du temps, où l’amour sommeille encore… innocent.
Les roses exhalent un parfum de mystère, et le ciel s’assombrit d’une douceur lunaire.
Quelque part, dans l’ombre où frissonne le désir,
une âme attend déjà l’heure de s’ouvrir.
𝓛’𝓔́𝓿𝓪𝓷𝓮𝓼𝓬𝓮𝓷𝓬𝓮 𝓭𝓮 𝓵’𝓘𝓷𝓮𝓯𝓯𝓪𝓫𝓵𝓮
Et à l’aube, les bougies dorment encore,
leurs flammes ont veillé tard cette nuit,
dans un ballet presque démentiel,
où l’ombre s’est enivrée de lumière.
Comme des veuves de cire
aux paupières chargées de songes,
elles gardent encore, au creux de leurs mèches,
les secrets murmurés lorsque minuit s’allonge.
Dans l’alcôve obscure,
la lune s’est tue derrière les vitraux,
et le silence, d’un pas spectral,
vient recueillir les derniers mots.
L’encens s’attarde encore dans l’air,
comme un souvenir défunt que nul ne saurait exorciser.
Sur le velours noir de la nuit,
quelques ombres ont laissé l’empreinte de leurs secrets.
Et elle…
dans la pénombre où frissonne le désir,
s’abandonne aux sortilèges du plaisir,
pour savourer avec gourmandise
l’amour comme une affriolante friandise.
Elle en goûte les soupirs,
les caresses infinies,
les promesses chuchotées
au bord de lèvres interdites.
Sous la lune, devenue complice,
elle boit à petites lèvres le nectar trouble des amours,
comme un doux venin de velours
qui fait chavirer les cœurs
et trembler la nuit jusqu’au petit jour.
Minuit s’est enfui…
mais ses sortilèges demeurent,
suspendus aux rideaux,
dans le frisson d’une flamme mourante.
Et moi, dans cette heure incertaine
où l’aube effleure les ténèbres,
je prête encore l’oreille…
Car il est des nuits
qui ne s’achèvent jamais vraiment.
Elles se cachent simplement
dans les replis de l’âme,
là où l’amour, même défunt,
continue de brûler en secret.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
Au matin, demeure un frisson d’opale,
un effluve d’amour sur les lèvres,
et l’ineffable rémanence d’une ivresse que l’aurore ne saurait dissiper.
Certaines nuits s’évanouissent…d’autres deviennent éternelles.





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