Il est des nuits où
le silence devient une prière,
où les âmes se reconnaissent dans l’invisible.
Alors, quelque part
entre l’ombre et l’étoile,
une plume s’éveille…et l’encre recueille les murmures d’un autre monde.
La nuit ne dévoile rien.
Elle entrouvre seulement les secrets que
les âmes sont prêtes à entendre.
𝓛𝓪̀ 𝓸𝓾̀ 𝓶𝓲𝓷𝓾𝓲𝓽 𝓰𝓪𝓻𝓭𝓮 𝓼𝓮𝓼 𝓼𝓮𝓬𝓻𝓮𝓽𝓼
Lorsque minuit, d’un geste vespéral,
referme ses lourds rideaux sur le monde,
Lady laisse sa plume s’égarer
vers ces contrées secrètes où nul regard n’ose s’aventurer…
Elle écrit l’indicible,
ce qui affleure sans jamais se nommer,
ce frisson ténu qui traverse la peau,
ce souffle suspendu dans la pénombre,
cette présence qui demeure, comme un parfum d’âme,
bien après que les pas se soient éloignés.
Quelques mots…puis le silence.
Une virgule en suspens,
pareille à une confidence inachevée,
un vers demeuré dans l’ombre,
comme un baiser dont la nuit
aurait jalousement gardé le secret.
Car entre deux âmes, il existe des mystères plus éloquents
que mille serments, des désirs taciturnes
que nul langage ne saurait traduire,
mais que l’encre reconnaît dans le tremblement secret de la plume.
Alors Lady écrit…
Et derrière chaque mot, elle entrouvre un seuil,
une alcôve de pénombre où l’imaginaire peut s’égarer.
À celui qui saura lire entre les lignes,
de franchir sans bruit cette frontière,
d’écarter le voile avec délicatesse
…et peut-être d’apercevoir,
dans la lueur opaline de ses silences, ce que la poétesse n’a jamais livré…
Car les plus précieux secrets d’amour
ne se confessent jamais : ils palpitent sous le voile de la nuit,
dans ce mystérieux palimpseste
où l’encre effleure ce que l’âme n’ose encore avouer.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
…La plume s’est
tue…
le dernier secret s’est glissé dans l’ombre.
…La poétesse
s’efface …
Et minuit, doucement,
referme son écrin de mystères
sur les mots qu’elle n’a pas encore écrits.





C'est magnifique mon coeur 🧡
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