Avant
les mots, il y eut ce frisson
Ce
trouble discret nรฉ d’un regard
C’est
lร que commence l’amour.
๐ ๐พ๐ช๐ท๐ญ
๐๐ฒ๐ท๐พ๐ฒ๐ฝ ๐ถ๐พ๐ป๐ถ๐พ๐ป๐ฎ
๐ฟ๐ธ๐ฝ๐ป๐ฎ ๐ท๐ธ๐ถ
Quand votre pensรฉe vient
effleurer la mienne,
je sens mon souffle vaciller doucement,
semblable ร une flamme fragile
que caresse un vent tiรจde d’รฉtรฉ.
Alors les mots me quittent,
et je demeure lร , immobile et troublรฉe,
tandis qu’au bord de mes lรจvres silencieuses
naรฎt l’attente de votre regard.
Dites moi, Monsieur, est-ce
donc cela l’amour :
se perdre dans la profondeur de vos yeux
comme on se perdrait dans l’immensitรฉ du ciel,
et sentir son cลur battre plus fort
d’une joie ร la fois fragile et infinie ?
Car un feu discret s’รฉveille
sous ma peau,
une douce fiรจvre qui court dans mes veines
et qu’un simple murmure de votre nom
suffit ร raviver.
Seriez-vous cet enchanteur
secret
qui, d’un regard posรฉ sur moi,
fait naรฎtre la fiรจvre des nuits
et l’abandon des songes ?
Je vous imagine alors prรจs de
moi,
si prรจs que le silence lui-mรชme devient promesse.
Et ma peau dรฉjร frissonne
comme si elle se souvenait de vos murmures,
de ces soupirs lents et tendres
qui naissent entre dรฉsir et tendresse.
Alors, je vous en prie, ne me
laissez plus languir…
Approchez encore.
Et dans la douceur suspendue de cet instant,
laissez nos deux รขmes s’apprivoiser
jusqu’ร ce qu’elles apprennent enfin le secret d’aimer.
Copyright Veronique B -Tous droits
rรฉservรฉs
Quand la nuit recueillera nos soupirs dans
son รฉcrin d’ombre,
mon cลur se souviendra รฉternellement du frisson de votre nom.






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